Cette société a mis en œuvre une politique volontariste de prévention des risques qui s’inscrit dans la vision « zéro accident » de l’AISS. Elle l’a conduite à entreprendre, il y a quelques années, avec le concours de la CRAMIF, un travail visant à substituer les produits CMR par d’autres produits moins dangereux.

Vincent Lambert, directeur d’exploitation ETANDEX :

" La société ETANDEX est une société qui est née il y a une quarantaine d’années. Elle travaille dans ce que l’on appelle les travaux spéciaux, c’est-à-dire des travaux qui se font à base de résine, de fibre de verre, fibre de carbone, mortiers spéciaux … : tout un tas de produits innovants. Aujourd’hui, cette société comprend à peu près 450 personnes. Elle croît régulièrement au cours des dernières années d’en moyenne 10% par an : une croissance due essentiellement à notre politique d’innovation. Ça nous amène à travailler aujourd’hui sur des ouvrages qui sont des châteaux d’eau, des barrages, des centrales nucléaires, des ouvrages de génie civil mais aussi du bâtiment plus classique. Donc, depuis très longtemps, nous travaillons à améliorer les conditions de travail de nos opérateurs. Nous travaillons avec des produits qui nécessitent que les opérateurs s’équipent avec des EPI qui peuvent être lourds : des combinaisons, des masques pour la respiration, des choses qui sont parfois contraignantes, notamment quand il s’agit de travailler en hauteur sur une nacelle, un échafaudage en plein soleil. Nous avons travaillé il y a une petite dizaine d’années sur notamment la substitution de produits CMR des résines, travail effectué en partenariat avec la Cramif. Nous sommes maintenant passés à une nouvelle étape de robotisation visant à améliorer les conditions de travail de nos salariés ".

Gwénaël Moreau, Sécurité Santé Environnement ETANDEX :

" Notre démarche Sécurité Santé Environnement se fonde sur 5 axes principaux : tout d’abord, un engagement de la direction, un engagement volontariste, ensuite, tout le suivi des compétences, l’évaluation du personnel, la formation, troisième axe tout ce qui touche à l’organisation et à la préparation du travail avec donc l’évaluation des risques, la rédaction des modes opératoires avant, la réflexion pour maîtriser les risques et puis les audits, le contrôle, quatrième partie, et puis l’amélioration continue . Chaque année nous mettons en place un plan annuel SSE (Sécurité Santé Environnement) avec des objectifs dont nous mesurons les résultats à travers le suivi d’indicateurs et nous menons donc des actions correspondantes à ces objectifs. Les équipes de chantiers sont équipées de smartphones sur lesquels nous avons développé des applications qui permettent de remonter les situations dangereuses et toutes les informations Sécurité Santé Environnement en temps réel. En 2010, nous avons fixé un objectif de diminution de la pénibilité au travail à travers la robotisation et la mécanisation : donc, nous avons mis en place une équipe constituée de notre service méthode, de notre service matériel recherche et développement et ainsi que nos services exploitation avec le personnel de terrain de façon à avoir des retours terrain et pouvoir faire évoluer les différents prototypes ".

Jean-Claude Ferigutti, directeur de Matériel ETANDEX :

" Concernant notre projet de robot vertical, la demande était de développer un équipement permettant de projeter de la résine sur des parois verticales de grande hauteur avec l’équipement le plus facile à mettre en œuvre ".

Romain Calet, responsable d’exploitation ETANDEX :

" Ce robot va éliminer les risques de TMS, les risques de chutes de hauteur et les tâches répétitives. Le pupitre déporté va nous permettre d’utiliser le robot à distance entre une distance de 20 à 40 mètres. Cette distance a été définie pour éviter tout risque de résine sur les opérateurs. Des tests, validés par la Cramif, ont constaté qu’aucune trace de résine n’a été constatée sur les combinaisons ".

Soares Martins, chef de chantier ETANDEX :

" Avant, on avait des échafaudages et on montait de plateau en plateau avec le tuyau sur le dos. C’était très dur. Alors le robot aujourd’hui, il nous apporte le bonheur parce qu’on a plus à circuler sur les échafaudages avec notre tuyau ; bien sûr, un travail plus correct, plus précis, le rendement aussi, qualité et on a plus de travail en hauteur surtout ".

Jean-Claude Ferigutti, directeur de Matériel ETANDEX :

" Nous avons une dizaine de projets dans l’objectif de diminuer la pénibilité des opérateurs ".

Gwénaël Moreau, Sécurité Santé Environnement ETANDEX :

" Cette démarche et notre politique Sécurité Santé Environnement s’inscrivent dans la vison zéro accident et ont permis de diminuer la sinistralité dans l’entreprise ".

Vincent Lambert, directeur d’exploitation ETANDEX :

" Cette démarche d’amélioration continue s’inscrit pleinement dans la culture sécurité santé environnement qui est un marqueur fort de la société ETANDEX. Cet acte est stratégique pour notre développement et je remercie toute l’équipe de s’impliquer au quotidien dans cette démarche ".